La communauté urbaine de Nantes a adopté, vendredi 14 février, le nouveau régime indemnitaire à l’origine de neuf jours de grève parmi le personnel. Les agents de catégorie C bénéficieront désormais d’une « prime d’amélioration de la qualité du service public » qui atteindra 457 euros/an (brut) à compter de l’exercice 2005, soit 130 euros/mois en tenant compte du complément forfaitaire de rémunération mensuel qui s’élève actuellement à 91 euros. Une revalorisation très en deçà des 244 euros/mois réclamés. Dès mercredi 12 février, les syndicats avaient mis fin au mouvement devant le refus des élus d’accorder une quelconque rallonge. Démarré mardi 4 février, le conflit s’était envenimé vendredi 7 février après l’irruption d’une partie des agents grévistes en pleine séance de conseil communautaire provoquant son report. Dans un courrier envoyé aux représentants du personnel, Jean-Marc Ayrault, président de la communauté urbaine, avait alors dénoncé « des méthodes inadmissibles et indignes aussi bien de syndicalistes que d’agents de la fonction publique ». Réponse des syndicats : « Il n’y aurait pas d’argent pour payer le personnel mais il y en a quand même pour acheter trois œuvres d’art du tramway (762 000 euros), les cartes de vœux envoyées au personnel et à l’extérieur, sans compter les voyages au Sénégal, au Brésil ou en Hollande… »
Jacques Le Brigand
Social
Le régime indemnitaire de la communauté urbaine de Nantes adopté dans la douleur
Publié le 17/02/2003 • dans : France
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