Démarrée mardi 4 février, la grève du personnel de la communauté urbaine de Nantes a été reconduite jusqu’à lundi 10 février. Le conflit porte sur le niveau de revalorisation du régime indemnitaire, en particulier celui des agents de catégorie C qui représentent les trois-quarts des 2 044 agents. Les syndicats veulent le porter à 244 euros/mois d’ici 2005 (91 euros aujourd’hui) alors que la direction fixe la barre à 130 euros/mois. Le mouvement qui touche peu ou prou tous les services administratifs et techniques s’est durci vendredi matin lors de la séance du conseil communautaire : consacrée au vote du budget, elle devait notamment adopter le nouveau dispositif indemnitaire. L’irruption des agents a incité Jean-Marc Ayrault, le président de la communauté urbaine, à interrompre la réunion vers 11 h 45, alors qu’une quinzaine seulement des 43 points que comportait l’ordre du jour avaient été abordés. Soutenu par l’assemblée, l’élu n’entend pas rouvrir les négociations tandis que les syndicats dénoncent » des propositions unilatérales où les catégories B et C sont les grandes perdantes « . Les conseillers craignent également que ces revendications fassent tâche d’huile parmi le personnel municipal des 24 communes membres. Le mouvement est dans l’impasse alors que les ordures ménagères, partie la plus visible du conflit, s’entassent dans les rues.
Jacques Le Brigand
Fonction publique
Grève à la communauté urbaine de Nantes autour du régime indemnitaire
Publié le 07/02/2003 • dans : France
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