Grosse inquiétude pour les parents des élèves de Diwan à Saint-Nazaire : la
ville veut reprendre à la rentrée 2003 les locaux alloués depuis 1991 à
l’école (deux classes, 34 élèves) pour un loyer modique. Dans un courrier
adressé aux membres du conseil d¹administration, Jacqueline Trégret,
adjointe déléguée à l¹éducation, met en avant » l¹arrêt du Conseil d¹Etat
confirmant le caractère anticonstitutionnel de l¹enseignement des langues
régionales par immersion et annulant de fait l¹hypothèse d¹intégration dans
la sphère publique des écoles Diwan « .
La décision n¹a pas vraiment surpris l¹association, déjà informée de la
volonté de la ville d¹implanter dans ses bâtiments un centre de loisirs
maternel. » En 11 ans, nous avons occupé trois écoles différentes et nous
sommes prêts à changer à nouveau de site « , précise Diwan. Et d¹énumérer les
» petits tracas » rencontrés au fil des années : piscine et gymnase
interdits, cantine scolaire autorisée à condition de venir avec son
personnel de surveillance Mais ses partisans se disent étonnés par la
raideur idéologique de la municipalité (MDC).
Quant à sa volonté affichée de rechercher » des solutions alternatives
permettant de concilier les besoins de chacun tout en respectant le cadre
juridique précisé récemment « , elle ne rassure pas Laurent Motrot,
instituteur en primaire : » Nos finances ne nous permettront pas de louer
des locaux respectant les normes de sécurité au prix du marché. «
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