Les propositions de réforme de l’APA envisagées par le gouvernement, en particulier l’augmentation de la participation des bénéficiaires de l’allocation à domicile, ne sont pas du goût de Paulette Guinchard-Kunstler, députée PS du Doubs et ancienne secrétaire d’Etat aux Personnes âgées. Elle estime qu’en augmentant le Fonds de financement de l’APA de 400 millions d’euros grâce aux excédents des branches vieillesse et famille, cela permettrait « de stabiliser les finances des départements, en particulier ceux à faible potentiel fiscal ». Et éviterait de culpabiliser les personnes âgées dépendantes en les rendant responsables de l’augmentation de la fiscalité locale. L’Union nationale des associations d’aide à domicile en milieu rural (UNADMR) qui fédère 3000 associations locales, la rejoint sur le principe de l’augmentation du financement de l’Etat. Et récuse l’idée d’un plafond de ressources qui reviendrait à l’ancienne prestation dépendance, position que confirme également la Fédération nationale des établissements pour personnes âgées (Fnadepa). « Nous comprenons les soucis budgétaires du gouvernement, indique André Casseron, son président, et nous sommes d’accord pour réformer l’APA dans le sens d’une égalité de traitement entre domicile et établissement. Mais cette prestation doit rester universelle, accessible à tous, sans condition de ressources et sans majoration de la contribtion des bénéficiaires ». L’UNADMR est prête, elle, « à discuter d’une telle augmentation dans des limites raisonnables, qui ne soient pas dissuasives pour ces derniers ».
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Inquiétudes sur les projets de réforme de l’APA
Publié le 29/11/2002 • dans : France
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