Le maire d’une commune ne peut s’opposer par arrêté municipal à l’implantation d’antennes de téléphonie mobile sur son territoire, c’est ce qu’a décidé le Conseil d’Etat dans une décision du 22 août dernier (n° 245624, société SFR). Annulant à la fois l’arrêté du maire, et l’ordonnance de référé qui rejetait la demande de suspension de l’arrêté formulée par l’opérateur téléphonique, la Haute juridiction a retenu l’absence de risques sérieux prouvés pour la santé publique, ainsi que l’intérêt qui s’attache à la couverture du territoire par le réseau de téléphonie mobile, et l’atteinte illégale portée à la liberté du commerce et de l’industrie. Si les rapports d’experts affirment effectivement l’absence de risques avérés pour la santé des antennes téléphoniques, le décret du 3 mai 2002 a néanmoins fixé des valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par ces équipements.
Delphine Gerbeau
Justice, jurisprudence
Le conseil d’Etat se prononce sur les règles d’implantation des antennes de téléphonie mobile
Publié le 13/09/2002 • dans : France
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