« Ces 500 postes vont renforcer les actions de résolution pacifique de conflits, d’accès aux droits, de prévention et de médiation » a indiqué le ministre délégué à la Ville, François Lamy.
C’est ce qu’il avait déjà annoncé et commenté début décembre 2013, à l’occasion d’un colloque où il n’avait eu de cesse de vanter la médiation sociale.
92 premiers postes ont déjà été déployés en urgence dès l’automne 2013 dans les départements déficitaires.
Pour les 402 postes restants, le ministère de la Ville a lancé au mois d’octobre un appel à projets auprès de l’ensemble des acteurs des quartiers qui en sont les principaux employeurs. Ils recoupent trois priorités :
- 189 seront affectés à la tranquillité publique. Selon un communiqué du ministère de la Ville, la priorité sera donnée à « la médiation dans l’espace public, les halls d’immeubles, les transports en commun ou à proximité des établissements scolaires ;
- 114 postes permettront d’accompagner « des démarches de participation des habitants », notamment la mise en place de conseils citoyens, prévus dans la loi sur la Ville et la cohésion urbaine récemment adoptée au Parlement. Autre mission conjointe: aider les habitants des quartiers populaires à développer des projets ;
- 105 postes devront soutenir l’accès à l’emploi et à l’insertion économique. Il s’agira de renforcer « l’action des acteurs du service public de l’emploi, notamment pour identifier et accompagner les jeunes les plus éloignés de l’emploi. »
Environ 4 200 personnes bénéficient aujourd’hui de ces contrats aidés, financés à hauteur de 80% environ par l’Etat. Etant donné la veille prévue en parallèle de la refonte de la géographie prioritaire, effective à partir du 1er janvier 2015, ces postes devraient être maintenus « jusqu’à leur terme et ce quel que soit leur date de signature. »
La majorité est employée par des associations, les autres par des collectivités ou des services publics (école, hôpitaux).
Le dispositif, qui prévoyait la création de 10 000 postes, a été créé en 2000 pour recréer du lien social : résolution pacifique de conflits, accès aux droits, prévention des incivilités, aide aux démarches, médiation culturelle. Il est réservé, sauf exception, aux chômeurs de plus de 30 ans.
C’est de nouveau le cas pour cette relance du dispositif. Ces postes s’adressent à des jeunes demandeurs d’emploi de moins de 30 ans, issus des Zones urbaines sensibles (ZUS) qui bénéficieront d’un accompagnement spécifique et d’une formation afin de faire de ces postes un tremplin vers un parcours professionnel qualifié.
- Lire notre article (accès payant) : François Lamy veut « valoriser la médiation sociale »

