Le parquet d’Albertville a ouvert, le 3 juin, une information judiciaire suite à la plainte déposée par des syndicats et des associations de riverains de l’usine d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) de Gilly-sur-Isère (Savoie), fermée sur décision préfectorale en octobre 2001 pour cause de non-conformité réglementaire. La démarche visait le président du Simigeda (le syndicat propriétaire de l’unité incriminée), le préfet du département et le responsable pénal de l’exploitant de l’UIOM (la société Novergie). Le réquisitoire introductif du parquet mentionne « la mise en danger délibérée d’autrui, les coups et blessures involontaires et l’homicide involontaire » ; il ne retient pas « l’empoisonnement » mis en avant par les plaignants. L’UIOM aurait dû se conformer, avant fin décembre 2000, aux valeurs limites de rejets atmosphériques inscrits dans l’arrêté de janvier 1991. Une forte pollution aux dioxines du lait du bétail environnant avait motivé sa fermeture d’urgence, à l’automne dernier.
Laurence Madoui
Environnement
Gilly-sur-Isère : enquête sur la pollution aux dioxines
Publié le 05/06/2002 • dans : France
Ma Gazette
Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée




