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[Opinon] Culture

Faut-il choisir entre enseignement artistique spécialisé ou éducation artistique et culturelle ?

Publié le 02/04/2014 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

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Jean-Paul Alimi

Jean-Paul Alimi

Directeur adjoint du conservatoire national à rayonnement régional de Nice

Dans un univers économique morose, doublé d’une volonté politique affirmée d’ouvrir au plus grand nombre d’enfants les pratiques de la culture, l’enseignement artistique spécialisé et l’éducation artistique et culturelle deviennent des questions prioritaires largement débattues par l’état, dont les ministères de la culture et de l’éducation nationale, et les collectivités locales.

En fait, compte tenu des contraintes budgétaires auxquelles toute la sphère publique est confrontée, la problématique est clairement posée : les collectivités locales qui financent à hauteur des trois quarts de la dépense globale pour ces activités d’enseignement et d’éducation artistique, pourront-elles continuer à soutenir et /ou développer deux dimensions d’action culturelle éducative de service public ?

Le débat n’est pas anodin et va aujourd’hui plus loin car de nombreux maires se posent la question du financement de leurs structures d’enseignement artistique spécialisé, qui, il faut bien l’avouer, ne touchent pas un public d’usagers représentatif de leur population au sens social du terme, enfants/jeunes, pour la plupart.

Mis à part quelques villes qui font l’effort de s’adresser au plus grand nombre, LILLE avec son plan musique par exemple, la grande majorité des conseils municipaux des collectivités locales commencent à remettre en question l’activité de leurs établissements d’enseignement artistique spécialisé, souvent jugé comme trop élitiste et peu ouverte à un nombre conséquent d’habitants de leur territoire. Malheureusement, les statistiques parlent d’elles-mêmes : la population qui bénéficie de ces services publics n’est pas si nombreuse que l’on veut bien nous le faire croire et, surtout, n’est pas celle qui semble la plus prioritaire en termes de démocratisation culturelle. L’exemple le plus flagrant est celui des usagers issus d’ascendants familiaux originaires, principalement du Maghreb et qui, représente une part infime des élèves inscrits dans des conservatoires et écoles de musique municipaux (1).

Ce constat est d’importance car au moment où les questions sociales d’intégration sont au centre des préoccupations en termes de politique sociale des collectivités territoriales , les masses budgétaires consacrées à la culture (moyenne de 10 à 20% de leur budget global de fonctionnement annuel), sont remises en cause dans leurs utilisations, qui, au moins depuis les années 1970, bénéficient majoritairement aux usagers des classes moyennes et supérieures, voire culturellement plus avancés et captifs. Concrètement, une commune qui dépense actuellement entre 1 et 10 millions d’€ de budget de fonctionnement annuel, pour 500 à 2000 élèves dans son établissement d’enseignement artistique spécialisé se pose la question du développement plus porteur d’une politique d’éducation artistique et culturelle qui pourrait toucher, avec les mêmes moyens la plupart des enfants de leurs territoires, soit, selon les situations, environ dix fois plus d’enfants.

En opposition à cette nouvelle problématique, l’argument majeur avancé par les professionnels du secteur est celle du contenu : l’enseignement artistique spécialisé, s’adresse certes à un nombre restreint d’usagers mais s’engage sur une durée plus longue et avec une éthique qualitative supérieure (entre 5 et 10 ans de pratique musicale, avec, notamment, des phases pédagogiques instrumentales individualisées), alors que « l’éducation artistique est culturelle », reste dans l’univers initiatique, avec la mise en œuvre d’activités de courte durée (un semestre scolaire ou deux généralement) ou d’une approche sommaire quant à l’apprentissage vocal ou instrumental (cours collectifs uniquement).

Par ailleurs, les professionnels évoquent fort justement la complémentarité de l’éducation artistique et culturelle avec l’enseignement artistique spécialisé, la première action agissant comme un levier pour l’autre, qui intègre les enfants les plus motivés ou montrant davantage d’intérêt et de qualités artistiques.

Toutefois, devant des situations budgétaires territoriales tendues et sans moyens supplémentaires, doublées par de nouvelles prescriptions contraignantes de l’Etat avec, notamment, la récente loi sur l’aménagement des rythmes scolaires, combien de communes vont-elles être tentées de réorienter leur politique culturelle en délaissant en totalité ou partiellement leur action d’enseignement artistique spécialisé au profit de celle, plus porteuse en termes d’impact politique, d’éducation artistique et culturelle ?

De toute évidence, il est tout à fait sûr que l’enseignement artistique spécialisé dispensé aujourd’hui par les écoles et conservatoires territoriaux, notamment avec ses phases d’apprentissage musical individualisées résistera à moyen terme et en l’état, à cette nouvelle volonté politique de démocratisation et de développement de l’éducation artistique et culturelle, ouverte au plus grand nombre d’enfants d’un même territoire.

Notes

Note 01 Selon les dernières statistiques du recensement de la population, environ 10% de la population française est issue de l’immigration, principalement maghrébine, soit 6M d’individus sur 63 Mi d’habitants Retour au texte

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Albert

07/04/2014 11h49

l’enseignement artistique municipale, a une qualité, c’est qu’il est accessible à tous. les professeurs sont de qualité, les locaux adaptés.
l’art n’est pas à la « mode » dans l’enseignement général de la république, c’est un passage obligé et presque « oublié ».
les communes, par leurs actions pour développer les talents, apportent, à des couts accessibles, cette possibilité de traduire des émotions , de mettre en œuvre des compositions.
cette « disette » financière va renvoyer l’art dans le monde des experts. Si elles le peuvent , les communes doivent préserver la vision artistique et créative de ses citoyens.

Pariaud Pascal

08/04/2014 02h35

A l’ENM de Villeurbanne, où je travaille depuis 30 ans, de nombreuses esthétiques sont représentées (rock, MAO, danse( moderne,orientale, hop hop, baroque), théâtre, jazz, chanson, musiques traditionnelles ( Orientales, Africaines, Brésiliennes, Andes,), classique, baroque, électro-acoustique. C’est cette diversité qui accueille de nouveaux publics.
Les cours sont en grande partie axés sur le collectif ( cours collectifs, ateliers artistiques.) La FM est déclinée à travers ces ateliers et les enseignants travaillent en équipe. Les élèvent bénéficient des compétences de toute une équipe pédagogique.
On peut regretter que le désengagement de l’Etat se fasse sans expertise de ce qui se fait réellement dans certains établissements. Punition pour tout le monde sans expertise, je trouve cela très injuste, voire honteux de la part de l’Etat

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