Dans un rapport publié en février, la sociologue Véronique Le Goaziou estime que l’avenir de la prévention spécialisée passe par une plus grande implication des éducateurs de rue dans la politique de prévention de la délinquance. En tant que président du CNLAPS, comment réagissez-vous à ces préconisations ?
Nous approuvons entièrement le travail de recherche de Véronique Le Goaziou. Elle est d’ailleurs venue présenter en juin 2013 les conclusions de son rapport au séminaire avant l’Assemblée Générale du CNLAPS. Elle l’a également présenté aux salariés de l’ADDAP13 qui était le commanditaire de cette mission et selon mes informations, dans leur grande majorité, les éducateurs de rue ont validé son rapport.
Pourtant, les relations entre prévention spécialisée et prévention de la délinquance ont été difficiles dans la dernière période. Comment expliquez-vous cette évolution ?
Au lendemain de la Guerre, la prévention spécialisée s’est construite en orientant son action vers les jeunes délinquants. Ce n’est donc pas une nouveauté pour nous que de travailler sur les comportements délinquants.
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Références
Richard Pierre est pédopsychiatre à Chaumont (Haute-Marne) et directeur médical des centres médico-psycho-pédagogiques de Haute-Marne.
Il préside un club de prévention spécialisée à Langres dans le même département et a été élu à la présidence du CNLAPS en 2012.




