Plus de deux semaines après le début de la grève à la Société des transports urbains de Rennes, aucune issue ne semble se dessiner. La décision de la filiale du groupe Kéolis, avalisée par les élus de l’agglomération, d’obliger les passagers à monter par la porte avant des bus est toujours rejetée par les salariés, soutenus par la CGT majoritaire et la CFDT. Les conducteurs refusent en particulier le rôle de contrôleurs que ce système les amènerait à jouer. Quelques salariés non-grévistes ont tenté mardi matin 10 avril de forcer le piquet de grève installé devant le dépôt mais ont dû renoncer devant la détermination de leurs collègues. Dans un communiqué, le maire de Rennes, Edmond Hervé, indique ne pas comprendre le rejet d’une « mesure qui a fait ses preuves ailleurs et qui ne modifie ni le statut ni les fonctions des conducteurs ». Pour tenter de désamorcer le conflit, le premier magistrat propose une mission d’expertise, menée par un agent de l’Etat nommé par le préfet, avec la participation notamment de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail et du président de l’association des usagers de la Stur.
Social
Toujours pas de bus à Rennes
Publié le 10/04/2001 • dans : France
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