Face à cette annonce, adoptez-vous une position défensive ?
En tant qu’association de professionnels, nous ne nous positionnons pas de la même façon que les associations d’élus. Néanmoins, nous pouvons dire que nous sommes des départementalistes convaincus. Nous réaffirmons que le niveau départemental et infra départemental sont les bons échelons d’intervention auprès de la population. Notre démarche est plutôt de proposer aux différents intervenants et décideurs de travailler ensemble selon un diagnostic partagé dans un objectif de simplification. La population ne souffre pas tant du millefeuille administratif que de la superposition des dispositifs. Aujourd’hui,on applique aux publics les plus fragiles le droit le plus compliqué !
Alors que le président de la République a réaffirmé, mardi 6 mai 2014, à l’occasion du deuxième anniversaire de son entrée en fonction, une accélération de la réforme territoriale, quelles sont vos craintes ?
Nous demandons : quel est l’avenir de l’action sociale ? De la protection de l’enfance ? De la politique du handicap et des MDPH ? Que va-t-il advenir des parcours des personnes en difficulté ? Parlons-en ! Par exemple, qui coordonnera le retour à domicile d’une personne sortant d’hôpital ? Va t-on redonner vie aux anciennes Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) ? Faire travailler ensemble les agents territoriaux et le personnel des CAF, qui, aujourd’hui, s’appuient sur des cultures extrêmement éloignées l’une de l’autre ? Nous redoutons un éclatement de l’action sociale, et, par conséquent, nous demandons des éclaircissements, en particulier sur les relations entre départements et Etat. Les différents scénarios évoqués nous inquiètent et, de plus, semblent coûteux.





