Que vont devenir les emplois-jeunes et notamment ceux recrutés par les collectivités, à l’issue des cinq ans de contrat ? C’est la question majeure que pose un rapport d’information rendu public le 11 octobre par la commission des affaires sociales du Sénat présente. Tout en reconnaissant un « impact quantitatif certain », ce bilan à mi-parcours formule certaines réserves. Au 31 mars 2000, 43 000 jeunes, recrutés par près de 10 000 collectivités locales, surtout des communes étaient en poste. Or, estime Alain Gournac, auteur du rapport, si les collectivités importantes pourront supporter la charge financière des emplois-jeunes, les petites communes « n’ont pas la surface financière suffisante pour assumer à elle seules le coût de l’emploi-jeune ». Parmi les pistes visant à pérenniser ces emplois, le rapport propose de « garantir une réelle formation », de « favoriser l’échelon intercommunal », à travers la mutualisation des charges, et de « réfléchir aux éventuelles conditions d’intégration dans la fonction publique territoriale ». Il insiste enfin aussi sur la nécessité « d’assurer une meilleure protection face au risque de chômage ».
Social
Le Sénat s’interroge sur l’avenir des emplois-jeunes
Publié le 12/10/2000 • dans : France
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