Au terme de huit mois d’enquête, la Mission « tempête » de l’Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires et d’enseignement supérieur a remis ses conclusions au gouvernement, fin août, sur les « dégâts causés aux établissements scolaires par les tempêtes des 26 et 27 décembre 1999 ». Ce rapport est rendu public aujourd’hui par le ministère de l’Education nationale. L’Observatoire a construit, à partir de 5 500 établissements sinistrés, un recensement et une typologie des dégâts. Il émet parallèlement des propositions en matière d’alerte, de prévention et de prévision des catastrophes susceptibles de toucher les établissements scolaires. 5 489 établissements situés dans 23 des 69 départements déclarés sinistrés, ont signalé des dégâts. Il s’agit principalement de collèges et de lycées. « Seule une quantité d’environ 10 % des dégâts ont présenté une ampleur jugée importante ». Le coût moyen de réparation par établissement varie de 115 à 125 000 francs pour les écoles et les collèges, à plus de 250 000 francs pour les lycées professionnels et à presque 400 000 francs pour les lycées d’enseignement général. 5 % des établissements sinistrés cumulent la moitié du coût total des réparations, estimé par l’Observatoire à « 210 millions de francs » pour l’échantillon retenu sur les 23 départements et « à plus 600 millions de francs » si l’on prend en compte les établissements situés dans les 69 départements sinistrés.
A lire dans la Gazette du lundi 4 septembre : une interview de Jean-Marie Schléret, président de l’Observatoire ses principaux constats et ses propositions, ainsi que le texte intégral du rapport, publié dans un supplément détachable.
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