Le rapport d’Alain Claeys, député de la Vienne, sur la modernisation de la gestion des universités, met en lumière « la gestion acrobatique » des universités au cours des quinze dernières années, imputable tout à la fois à la forte croissance des effectifs étudiants, à la dispersion des structures de gestion et aux «ambiguïtés liées au mode de financement des universités ». Ce dernier repose aux deux tiers sur des subventions publiques (Etat, collectivités), et sur les ressources générées par les activités propres des établissements (droits d’inscription, prestations de recherches…), dont les montants fluctuants génèrent des disparités importantes entre les différentes catégories d’établissements (IUFM, universités, écoles d’ingénieurs). Le rapport suggère notamment « la mise en place, au niveau de chaque établissement, d’une programmation pluriannuelle des investissements ». Le rapporteur est aussi favorable à la constitution « d’un groupe de travail sur les orientations de la politique contractuelle, réunissant les responsables des universités, des représentants des collectivités locales ainsi que des parlementaires », chargé de définir les orientations et le contenu du partenariat universités-collectivités.
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