L’action sociale peut-elle constituer un moyen de redonner du pouvoir d’achat aux agents ?
Avec le gel des salaires, nous voyons de plus en plus de situations de surendettement et nous constatons que de nombreux agents restent en « tranche une », c’est-à-dire qu’ils payent moins de 600 euros par an d’impôt sur le revenu. L’action sociale constitue un vrai complément de rémunération. D’ailleurs, les agents sont de plus en plus sensibles aux prestations que nous proposons. Ainsi, celles donnant accès à des prêts à vocation sociale connaissent une véritable augmentation, tout comme les aides à des tiers en situation de dépendance.
Les collectivités nous demandent toujours plus de prestations, cependant, nous devons respecter les plafonds imposés par l’Urssaf et Bercy, afin que l’action sociale ne puisse être assimilée à une rémunération complémentaire.
Avez-vous développé de nouvelles prestations pour répondre à ces demandes ?
Nous venons de signer une convention avec la Maif qui permettra à nos adhérents de bénéficier, à partir du 1er janvier 2015, de remises sur leurs cotisations d’assurances automobile et habitation, et d’acheter une voiture jusqu’à 40 % moins cher. Par ailleurs, via cette convention, ils pourront accéder gratuitement à un soutien scolaire par internet pour leurs enfants et à une aide à la préparation des concours de la FPT.
Du côté des prestations vacances, qui sont toujours les plus demandées, à partir du 1er janvier, il sera également possible de profiter de remises non plus seulement sur les séjours tout compris mais aussi sur les billets de train, les vols secs et les hôtels. Là encore, pour que la plus grande majorité des agents puissent en bénéficier.
Combien comptez-vous de collectivités adhérentes ?
Plus de 1 000 collectivités nous ont confié la gestion de leur action sociale, soit 65 000 bénéficiaires directs. Nous avons connu un ralentissement des adhésions en 2014. Cela tient probablement aux élections municipales et aux élections professionnelles qui se tiendront en décembre prochain.
Cependant, l’action sociale fait rarement partie des priorités des collectivités, en proie à des difficultés financières. Et, si les textes les obligent à mener une action sociale, aucun minimum, que ce soit en montant ou en prestation, n’est indiqué. On pourrait donc très bien imaginer qu’une collectivité fasse le choix de verser un euro par agent et par an…
Vous avez changé de nom le 12 juin 2014, lors de votre assemblée générale. Pourquoi?
Depuis notre création en 1966, nous portions le nom de Fnass pour Fonds national d’action sanitaire et sociale, alors que pourtant, il n’y a jamais rien eu de sanitaire dans notre mission ! De plus, les acronymes ne sont plus à la mode. Dorénavant, nous nous appelons Pluralys, un nom qui renvoie au pluralisme de notre structure et de notre offre.
Cet article est en relation avec le dossier
Thèmes abordés

