Ils devraient être nombreux à se mobiliser, ce vendredi 12 décembre 2014. Différentes associations, dont l’Organisation nationale des éducateurs spécialisés et l’Association nationale des assistants de service social, des syndicats, comme la fédération CGT des services publics et le Syndicat national unitaire collectivités locales, intérieur et affaires sociales (Snuclias)/FSU, ainsi que des collectifs de professionnels et d’étudiants…
Il s’agit de faire entendre leur opposition à ce qu’ils qualifient de « projet de dissolution de la formation et du métier d’éducateur spécialisé, d’assistant de service social, de conseillère en économie sociale et familiale et d’éducateur de jeunes enfants ».
Diplôme unique – Les travailleurs sociaux craignent la mise en place d’un diplôme unique de travailleur social (une formation post bac de deux ans, suivie d’une troisième année optionnelle) qui serait chargé de coordonner des projets, s’éloignant ainsi du public, en lieu et place de leurs différentes spécialisations, comme le laissent à penser les rapports actuellement à l’étude à la Commission consultative du travail et de l’intervention sociale et la Direction générale de la cohésion sociale.
Les deux instances terminent leurs travaux ce vendredi 12 décembre pour ensuite remettre leurs propositions, lundi 15, à la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine. Cette ré architecture de la formation initiale, en réflexion depuis 2010, est également l’un des thèmes de travail des futurs Etats généraux du travail social, toujours en cours de préparation. Elle remet en cause la réglementation de certaines professions, comme celle d’assistant de service social.
Des techniciens et des exécutants des politiques publiques – Pour Hervé Heurtebize, secrétaire national du Snuclias/FSU, la mise en place du diplôme unique ferait des travailleurs sociaux « des techniciens et des exécutants des politiques publiques ». Il ajoute : « On entrerait dans une normalisation, qui ne laisse plus de place à la rencontre avec le public et à la créativité des professionnels. »
Le mot d’ordre de la manifestation, « On ne gère pas l’autre, on l’accompagne », est en accord avec ces craintes.
Thèmes abordés

