Cela fait plus de huit mois que le problème persiste. Depuis le vote de la loi relative à la mobilité dans la fonction publique du 2 juillet 2009. Le gouvernement avait alors fait voter un amendement en urgence pour gérer la situation des AVS, recrutés dans le cadre du plan de cohésion sociale en 2006 pour une durée de trois ans, en fin de contrat.
Afin de prolonger l’activité de ces personnes accompagnant les enfants handicapés, le texte prévoyait la reprise de ces contrats par des associations agrées en échange d’une aide de l’Etat.
Malgré le désengagement de l’Etat dénoncé à cette époque par l’Association des paralysés de France (APF) et le SNUipp-FSU, premier syndicat d’enseignants du primaire, la solution fut entérinée dans une convention-cadre signée le 1er septembre 2009 entre l’Education nationale et quatre associations. Un dispositif transitoire dans des conditions limitatives accepté à condition que les ministères engagent une réflexion sur la professionnalisation de ces personnes et la création d’un nouveau métier.
Groupes de travail suspendu
Une embellie de courte durée. Alors que seuls quelques dizaines d’AVS en fin de contrat ont été repris, les groupes de travail installé depuis septembre pour mener les échanges sont en suspend depuis la mi-janvier. Après avoir été reçues par les ministères de l’Education nationale et de la Famille, les associations signataires ont dénoncé le 25 mars la convention, notamment face au refus de tenir l’engagement de créer le métier d’accompagnant des élèves handicapés. Elles critiquent aussi le fait que la seule proposition retenue lors des échanges avec le gouvernement soit l’ouverture du dispositif actuel aux services à la personne.
Pour autant, l’Unapei, la FGPEP, la FNASEPH et Autisme France ne renoncent pas et affirment leur volonté de construire un métier d’accompagnant des enfants handicapés à l’école et en dehors de l’école, indiquent-elles. Et le statu-quo demeure pour les AVS en fin de contrat…
(1) Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), Fédération générale des pupilles de l’enseignement public (FGPEP), Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph) et Autisme France.
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