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Dépendance

Reconnaissance des aidants : Nora Berra s’engage

Publié le 08/04/2010 • Par Hélène Delmotte • dans : France • Source : Gazette santé sociale.fr

Les Assises nationales de la proximologie, qui se sont déroulées le 7 avril à Paris, ont mis un peu plus en lumière les souffrances des aidants, en termes d’épuisement et de difficultés financières notamment.

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Un tiers d’entre eux prend des antidépresseurs, un sur cinq n’a plus aucune vie sociale ni aucun loisir, et la moitié d’entre eux travaille à mi-temps, ce qui génère ce que Marie-Thérèse Boisseau, Présidente du Plan Qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques, appelle le « stress bancaire ». Dans le même temps, leur implication auprès des personnes malades représente 500 00 emplois ETP…

Les débats et propositions exprimés lors de ces Assises ont été riches, à la fois en termes de réflexion et d’humanité. Les enjeux éthiques ont parfois amené à reconsidérer certaines questions, comme celle de la formation à la maladie, voire à certains gestes techniques, par exemple. Peut-elle faciliter la vie de l’aidant ou au contraire « instrumentaliser » ce dernier ? Et peut-on prendre le risque de culpabiliser les proches qui ne se sentiront pas capables d’un tel accompagnement ?

De même, la création d’un statut ou d’une charte des droits et devoirs de l’aidant a soulevé quelques réticences en raison de la diversité des profils et du choix qui doit être laissé à chacun de s’impliquer ou non.

Notre but est de reconnaitre l’aidant dans ce qu’il vit, pas d’en faire un meilleur aidant, a expliqué Emmanuel Hirsch, Directeur de l’Espace éthique de l’AP-HP et professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine et à l’université Paris-Sud XI.

Nora Berra, secrétaire d’Etat aux Aînés, a conclu ces Assises en annonçant sa volonté d’instituer une journée des aidants, événement national destiné à mieux reconnaître et à valoriser leur action, Elle s’est également engagée à lancer une réflexion en vue de définir un statut des aidants bénévoles, à sensibiliser les professionnels de santé à la place de l’aidant dans le cadre de leur formation et à mettre en place le « balluchonnage », qui permet à un intervenant à domicile d’accompagner une personne âgée ou malade pendant l’absence de l’aidant familial.

Nora Berra a enfin annoncé une augmentation des financements des accueils de jour afin de mieux prendre en considération les coûts de transport et cité, à titre d’exemple à suivre « la convention signée avec France Alzheimer en vue de proposer deux jours de formation par an à chaque aidant familial ». Une expérience qui pourrait être prochainement généralisée.

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Commentaires

Reconnaissance des aidants : Nora Berra s’engage

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Picospin

09/04/2010 12h55

Contrairement à ce qui se passe dans l’exercice de la médecine traditionnelle, celle qui concerne les soins palliatifs accueille volontiers et sans réticence les aides bénévoles car ils sont capables de soulager la charge de travail et d’implication affective des soignants « professionnels ». Il est essentiel de bien accueillir toutes les bonnes volontés même si certaines peuvent s’avérer incompétentes et moins bien armées que les soignants statutaires. En médecine palliative, il n’est pas toujours nécessaire de faire appel à des techniciens de haut niveau. Les bonnes volontés, l’ouverture à l’autre, l’empathie sont susceptibles de prendre la place avantageusement des techniciens. La parole, la présence, la compréhension de l’autre peuvent souvent être plus efficaces que les actes sophistiqués trop proches parfois de l’acharnement thérapeutique.

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