Aujourd’hui, l’Anacej, ses adhérents, collectivités locales, mouvements de jeunesse, jeunes engagés sont en première ligne pour répondre aux interrogations qui ont émergé après les attentats. Nous pensons que le travail doit se faire avec tous les acteurs de terrain, mais aussi et surtout avec les jeunes eux-mêmes !
Dans cette optique, nous nous engageons à continuer à développer des lieux d’expression et de participation des jeunes dans un souci de dialogue et de coconstruction des politiques publiques. Poursuivre notre soutien à la formation des professionnels sur les méthodes permettant l’échange et le débat avec la jeunesse, permettant d’associer toujours plus les jeunes à la prise de décision sur tous les sujets qui les concernent.
Nous souhaitons aussi travailler sur des instances de proximité avec les habitants, les responsables publics et les associations tout en consolidant et développant le lien avec l’Éducation nationale, en mettant à disposition nos compétences, lorsque des instances de dialogue avec les élèves se mettent en place. Il est aussi nécessaire de renforcer et multiplier les lieux d’engagement volontaire, dans le cadre du service civil universel. Ces différentes démarches doivent donner la possibilité de soutenir et de valoriser les actions des jeunes engagés qui portent un discours de tolérance en direction des autres jeunes et engagent une dynamique de dialogue avec eux.
Nos propositions doivent, en revanche, se traduire dans des politiques publiques structurelles portées par l’État pour qu’elles s’inscrivent dans la durée. Par conséquent, nous demandons à l’État et à ses services de réinvestir le terrain en favorisant de vrais échanges entre collectivités locales, associations et mouvements d’éducation populaire, jeunes, professionnels sur les sujets de jeunesse.
Ces politiques publiques doivent aussi permettre d’assurer le développement des lieux d’expression des habitants et leur connexion avec les dispositifs de la politique de la ville rénovée. Enfin, l’État doit poursuivre ses efforts pour soutenir les acteurs de terrain en revenant sur la baisse des moyens, en s’engageant dans des financements pluriannuels, gage de stabilité de l’action.
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