En signant un pacte culturel avec l’Etat, les collectivités voient garanti le maintien des aides du ministère de la Culture pendant trois ans (2015-2017). De leur côté, elles s’engagent à ne pas réduire leur budget « culture » pendant la même durée, 2014 servant d’année de référence. Selon Fleur Pellerin, la démarche vise à répondre à « la tentation de baisser les moyens allouées à la culture dans un contexte de forte contrainte budgétaire. » Elle se décline territoire par territoire, pour consolider les politiques culturelles locales. La ministre y voit d’ailleurs un cadre susceptible de résoudre les difficultés financières qui pèsent actuellement sur les conservatoires de musique, touchés par l’arrêt des subventions de l’Etat.
A l’engagement financier, s’ajoutent quatre conditions pour les collectivités :
- «des conditions favorables à la création artistique, à sa diffusion et à son renouvellement » ;
- « le développement d’une formation culturelle de qualité », avec un accent mis sur l’éducation artistique et culturelle ;
- « la préservation et la valorisation du patrimoine », en garantissant son accessibilité au plus grand nombre et sa transmission aux générations futures ;
- « reconnaissance du droit de chacun à développer la pratique culturelle de son choix ».
Après des débuts difficiles, 37 pactes ont été signés à ce jour, parmi la centaine de collectivités qui ont sollicité l’Etat. Ces premiers signataires ont été reçus ce mercredi 20 mai 2015 à Matignon, à l’invitation du Premier ministre, Manuel Valls, et de Fleur Pellerin.
D’ici à un an, le ministère de la culture compte lancer une évaluation de la première génération de pactes.
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