L’ADF assure que les départements de France sont bien sûr conscients des besoins de place d’accueil, mais cela ne peut se faire qu’en maintenant la qualité et la sécurité de l’accueil des jeunes enfants. C’est pourquoi l’ADF, devant les parlementaires, a renouvelé sa demande de maintien d’un cadre national de référence qui définisse un minimum de sécurité juridique, des critères harmonisés pour assurer un fonctionnement garantissant, au plan national, la qualité de l’accueil.
Formation des assistants maternels
S’agissant de la formation des assistants maternels, les départements s’inquiètent de la pertinence de ramener à 30 heures le nombre d’heures de formation préalables à l’accueil du 1er enfant. Cette mesure engendre des complications tant pour les parents (qui devront trouver dès les premières semaines de garde un « remplaçant » à leur assistant) que pour les conseils généraux (qui ont contractualisé avec des organismes de formation sur le long terme pour assumer cette responsabilité). Mais surtout, comment s’assurer qu’en 30 heures l’identification des besoins, la construction des relations à l’enfant,… soient parmi les notions acquises par celles qui vont faire de l’accueil d’un enfant leur métier, s’interrogent les départements.
L’ADF regrette, de ce point de vue, que les Etats généraux de l’enfance qui se terminent ces jours-ci n’aient pas été l’occasion d’aborder ces questions de fond pour notre société et l’équilibre des familles et notamment des femmes qui recherchent des solutions pour garder leurs enfants.
L‘ADF rappelle que les départements sont, avec les communes, les collectivités territoriales en première ligne dans le domaine de l’accueil de la petite enfance : agréments, suivi et accompagnement des assistants maternels tout au long de leur parcours professionnel.
Thèmes abordés




