Aucune statistique fiable n’existe – les chiffres de 7514 places d’accueil de jour et 1242 d’hébergement temporaire sont contestés- mais on sait que la France est très en retard. Toutefois, une grande partie des structures existantes sont de création récente, quatre ou cinq ans, et les projets fleurissent.
Afin d’éclairer les promoteurs et gestionnaires ainsi que les décideurs locaux, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) vient de publier un rapport sur les accueils de jour et les hébergements temporaires pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il devrait donner lieu à un guide, en contrepoint d’une circulaire de cadrage du 25 février 2010 à paraître au bulletin officiel.
La CNSA a voulu identifier les attentes, les freins et les facteurs de réussite, grâce à une étude qualitative menée dans huit départements, entre juillet 2009 et mars 2010, auprès de dix-huit établissements (secteurs public, privé associatif, privé lucratif). Tous les acteurs ont été rencontrés : directeurs, usagers, familles, centres locaux ‘information et de coordination (Clic), inspecteurs des Ddass, entreprises de transport travaillant avec les structures – parmi les freins à explorer, la question des transports fait l’objet d’une interrogation spécifique-, et, bien sûr, les conseils généraux. Ces derniers ont en commun de vouloir élargir l’offre existante, mais avec des pratiques variées : accent mis sur l’hébergement temporaire ou l’accueil de jour, ratio de places de l’une ou l’autre formule pour l’autorisation de nouvelles places permanentes… Ils soutiennent «une certaine diversité de réponses dans les formules de répit existantes» souligne la CNSA
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