Le rapport de Jean-Marc Juilhard, sénateur UMP du Puy-de-Dôme, rendu public le 8 juillet et intitulé «Accueil des jeunes enfants en milieu rural : développer une offre innovante» plaide d’avantage pour un assouplissement des normes qu’il n’apporte de pistes réellement novatrices pour développer l’offre de garde dans les campagnes.
Soulignant les difficultés des communes rurales pour créer des structures d’accueil collectives, Jean-Marc Juilhard fait de l’accroissement du nombre d’assistantes maternelles la principale issue de son étude. Il épingle au passage l’attitude des Caisses d’allocations familiales (Caf) et de la protection maternelle et infantile (PMI) ayant tendance, selon lui, «à utiliser la réglementation comme un instrument de contrôle des initiatives locales, souvent avec un effet dissuasif, voire décourageant».
Le rapport vante ainsi largement les regroupements d’assistantes maternelles, peu coûteux pour la collectivité et insiste pour que la souplesse de ce dispositif, autorisé depuis huit mois, «ne soit pas restreinte par l’intervention de la Cnaf, de certaines Caf ou services de PMI».
Le rapporteur donne plusieurs pistes pour renforcer l’attractivité du métier, les principales étant de diminuer le délai d’obtention du premier agrément, et d’autoriser d’emblée la garde de deux enfants afin que la rémunération soit correcte.
Enfin, Jean-Marc Juilhard n’hésite pas à proposer un traitement d’exception pour les crèches des communes de moins de 3.500 habitants. Il suggère de compter les personnes titulaires d’un CAP petite enfance parmi le personnel qualifié défini par le décret du 20 février 2007.
Une proposition qui sort tout droit du rapport «Tabarot» sur le développement de l’offre d’accueil
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