Annoncé lors des Etats généraux de la violence à l’école en mai dernier, le dispositif autorise les chefs d’établissement à recruter sur profil les enseignants, contre une formation préalable et une rémunération supplémentaire. Il encourage également les établissements à pratiquer l’innovation pédagogique.
Aux dires du ministre, s’il fonctionne, le programme Clair a pour vocation d’être étendu et de remplacer le réseau d’éducation prioritaire : l’expérimentation pourrait donc, à terme, remplacer les actuels réseaux ambition réussite (RAR) et réseaux réussite scolaire (RSS) qui avaient eux-mêmes succédé aux ZEP en 2006.
Mentionné le 22 juin 2010 lors de l’audition de Luc Chatel par la Commission éducation de l’Assemblée nationale au sujet du rapport de la Cour des comptes «L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves», le dispositif CLAIR semble vouloir répondre aux recommandations de la Cour des comptes, qui préconisait de donner aux équipes des moyens dans le cadre de contrats d’objectifs pluriannuels et de systématiser les affectations sur profil des responsables et enseignants.
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