Quelques minutes se passent, puis les barrières s’entre-ouvrent et permettent à la petite troupe de gagner le 57 où un collaborateur du Premier ministre (qui ? personne ne semble le savoir…) réceptionne les trois sacs remplis des cartes prenant la forme de ticket de caisse. Tout un symbole.
Mini référendum, pour Didier Arnal
Ces cartes, le conseil général les a envoyées aux habitants au début du mois de juin. 22 800 lui ont été retournée et signées. Didier Arnal, le président du conseil général du Val d’Oise estime que «l’afflux de réponse» est un «succès».
Par là, les Val d’Oisiens s’associeraient, selon Didier Arnal, à la «démarche de résistance» entamée par les élus.
L’action du département ne saurait toutefois se circonscrire à cette démarche somme toute symbolique, qui relève surtout de la «sensibilisation des citoyens» au comportement de l’Etat vis-à-vis des collectivités locales. D’ailleurs, les attentes de Didier Arnal sur la réponse du Premier ministre sont finalement assez vagues.
Les choses sérieuses commenceront plutôt en septembre, avec un recours en conseil d’Etat.
La fronde continue donc au sein des départements. «En solidarité avec cette initiative heureuse», Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, accompagnait, en compagnie d’autres élus parisiens, cette délégation.
Et au-delà du soutien, Paris pourrait à son tour envisager des actions similaires.







