L’Inter-réseau des professionnels du développement social urbain (IR-DSU) veut se faire entendre. Dans un communiqué transmis à la Gazette, ce vaste réseau de professionnels de la politique de la ville s’exprime sur le projet du chef du gouvernement, François Fillon, d’expérimenter « un nouveau type de contrats en négociant des avenants à 50 contrats urbains de cohésion sociale actuels » et fait part de ses propositions :
- choisir des sites représentatifs et volontaires,
- s’appuyer sur les évaluations locales,
- cibler des sujets prioritaires repérés comme enjeux locaux communs,
- expérimenter des objectifs innovants,
- ou encore… dégager de nouvelles ressources financières.
Démarche d’expérimentation à poursuivre
Selon l’IR-DSU, « certains enjeux nationaux non exhaustifs préfigurant l’avenir de la Politique la ville et du développement local en milieu urbain mériteraient une démarche d’expérimentation ». Et de citer notamment l’articulation « Projet de Territoire/Politique de la ville/CUCS/zonage », le lien entre la politique de la ville et le développement durable, le renforcement du « pouvoir d’agir » des personnes et groupes sociaux en difficulté, la gouvernance locale ou encore les politiques éducatives ou celles de prévention de la délinquance.
Avis du CNV le 20 juillet
La publication de ce communiqué de l’IR-DSU intervient alors que la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara, a demandé au nouveau Conseil national des villes de lui remettre avant le mois de juillet un avis sur les avenants aux Cucs proposés par le Premier ministre.
Dans son courrier de saisine, la secrétaire d’Etat demande au CNV de réfléchir aux modalités concrètes de ce projet d’expérimentation :
- Quels types d’actions privilégier ?
- Comment formaliser les engagements des contractants ?
- Quels indicateurs de suivi ?
Fadela Amara interroge également le CNV sur l’opportunité que pourrait représenter ces avenants « pour améliorer le pilotage des Cucs ».

