Le tribunal administratif de Limoges a annulé le 15 juillet une délibération du 8 février de la ville de Châteauroux (Indre), qui projetait la fusion de deux groupes scolaires et la fermeture de deux autres écoles, pour vice de forme : l’absence au dossier de l’avis du préfet de l’Indre qui était pourtant favorable au projet, mais qui a rendu son avis plusieurs mois après la délibération municipale.
Cette question scolaire a envenimé les relations de la ville avec l’opposition de gauche mais aussi avec deux associations de parents d’élèves qui avaient introduit ce recours devant le TA. Malgré cette décision, la ville a décidé de maintenir sa position qui sera confirmée par une délibération inscrite au conseil municipal extraordinaire convoqué le 29 juillet.
Ma détermination reste donc intacte quant à la réorganisation de nos écoles explique Jean-François Mayet, maire (UMP) de Châteauroux. En tout état de cause, le projet municipal sera mis en œuvre dès septembre 2010. Le maire s’appuie notamment sur l’étroite collaboration avec l’Etat et l’Inspection Académique, qui a apporté son entier soutien au projet municipal et qui répond aux importantes baisses des effectifs constatées ces dernières années.
Dans ce département rural en difficulté Châteauroux est en effet affectée par une baisse démographique et une chute des élèves inscrits dans les écoles publiques de la ville, essentiellement dans le centre ville : 5.799 pour l’année scolaire 1990-1991 et 4.050 à la dernière rentrée soit une perte de 1.749 enfants en 20 ans.




