Dans un communiqué du 21 juillet 2010, le président de l’Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton, estime que les propositions de ce rapport « ne sont pas à la hauteur ni de l’enjeu ni des engagements antérieurs du gouvernement ». Il regrette qu’en dépit des promesses du président de la République, la création d’une nouvelle branche de la Sécurité sociale – le « cinquième risque » – soit abandonnée.
Selon lui, en procédant ainsi, « la majorité présidentielle indique très clairement son refus de financer la dépendance par le biais de la solidarité nationale ». Il critique plus particulièrement la proposition d’un dispositif qui rendrait obligatoire, dès 50 ans, la souscription d’une assurance contre la perte d’autonomie auprès d’un établissement labellisé.
« Ainsi, alors que les conseils généraux demandent à l’Etat de revoir sa participation au financement de la dépendance (en 2010, sur 5,7 milliards de dépenses d’APA, l’Etat aura contribué pour 1,5 milliard et les départements pour 4 milliards), les travaux de Valérie Rosso-Debord, qui préfigurent la réforme voulue par le gouvernement, en appellent aux assurances privés et au recours sur succession », constate Claudy Lebreton.
Selon le président de l’ADF, « ces propositions constituent des mesures en profond décalage avec l’exigence de justice sociale que réclament nos concitoyens les plus fragiles. Ils mettent en cause la pérennité d’un système reposant sur le principe de la solidarité nationale ».
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