Si l’absentéisme mobilise les DRH territoriaux et alimente régulièrement les débats, la notion reste floue. Or, pour s’attaquer au problème, encore faut-il savoir de quoi on parle.
Partant de ce postulat, l’Association des directeurs des ressources humaines des grandes collectivités (Andrhgc) a confié à quatre élèves administrateurs territoriaux de l’Institut national des études territoriales (Inet) (promotion Hannah Arendt) le soin de faire la lumière sur le sujet.
En commençant par se pencher sur l’hétérogénéité des indicateurs servant à calculer le taux d’absentéisme « qui fausse les statistiques et empêche toute comparaison objective », explique Johan Theuret, président de l’Andrhgc.
Définition partagée
« Nous allons proposer une définition partagée de la notion d’absentéisme, ainsi que des outils de mesure et de suivi », annonce-t-il.
A visée concrète et opérationnelle, l’étude menée par les élèves administrateurs a aussi été l’occasion d’identifier les bonnes pratiques susceptibles d’inspirer d’autres collectivités, comme par exemple la généralisation des entretiens de retour.
Elle intègre enfin un volet prospectif, qui pourrait bien faire grincer des dents. « Nous formulons des propositions nécessitant au préalable une évolution du cadre réglementaire », signale Johan Theuret. Comme le rétablissement du jour de carence ?
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