L’Assemblée nationale a entamé le 7 septembre après-midi l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites, dans une atmosphère électrique, les députés PCF ayant déposé en bas de l’hémicycle, face aux bancs du gouvernement, des milliers de signatures de leur pétition contre la réforme des retraites, pendant la séance des questions au gouvernement. Cette dernière a été brièvement suspendue.
Mobilisation plus importante que celle du 24 juin dernier
Selon les chiffres établis par la CFDT, 2,5 millions de personnes en France sont descendues dans la rue pour protester contre le projet de loi,
1 120 000 d’après le ministère de l’Intérieur. Il y en avait eu 797.000 le 24 juin selon les chiffres du gouvernement.
A Paris, 270.000 personnes ont manifesté, a indiqué la CGT, soit plus du double que le 24 juin, tandis que l’estimation de la préfecture a fait état de 80.000 participants.
Entre 40.000 personnes, selon la police, et plus de 100.000, selon la CGT, se sont rassemblées à Bordeaux, quelque 200 000 (27 000 selon la police) à Marseille, de 16 000 à 35 000 à Lyon, 21 000 à 48 000 à Rennes, entre 32 000 et 110 000 à Toulouse.
Par ailleurs, près du quart (26,76%) des agents de la fonction publique d’Etat y compris les enseignants, 15,4% des agents territoriaux et 17,08% des agents hospitaliers étaient en grève, selon le ministère de la Fonction publique, des chiffres supérieurs à ceux de la journée du 24 juin.
Le gouvernement maintient le cap
Malgré les manifestations, le gouvernement a affirmé sa volonté de garder le cap de la réforme. Nicolas Sarkozy a expliqué lors d’un petit-déjeuner de la majorité à l’Elysée qu’il fallait être « ferme » sur le cœur de la réforme des retraites, à savoir les 62 ans (âge légal) et les 67 ans (pension sans décote), et « attentif » sur la pénibilité, les polypensionnés et les carrières longues. Le Premier ministre François Fillon a également exhorté les députés UMP à « tenir la ligne » sur le report de l’âge légal, tout en promettant des « ouvertures en fin de semaine », notamment sur la pénibilité.
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