Selon l’association Emmaüs Connect, née du mouvement Emmaüs, qui défriche le sujet, 17 % des Français se sentent « déconnectés », dont une majorité sont en situation de précarité, avec également une surreprésentation des personnes seules et des personnes âgées. Une étude d’Eurostat de 2015 révélait que 12 % des Français n’avaient jamais utilisé internet de leur vie. En comparaison, ils sont 1 % en Islande et 6 % en Suède. Le mal-logement, les difficultés linguistiques ou l’absence de compte bancaire expliquent, en partie, le phénomène. En fin de compte, pour les publics fragiles, l’exclusion numérique – ou e-exclusion – qui les prive d’un bien devenu essentiel, ajoute de la difficulté à la difficulté.
Les associations qui les accompagnent dénoncent une « dématérialisation sauvage » des services publics. Des institutions, comme la CAF, s’engagent à maintenir des points d’accueil physique pour les personnes les plus en difficulté, mais sans préciser si cet accueil sera assuré ...
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Gazette des Communes
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La lutte contre l’exclusion passe désormais par l’accompagnement au numérique
Sommaire du dossier
- Services dématérialisés : un nouveau facteur d’exclusion sociale
- Droit au maintien de la connexion Internet : encore trop peu d’effets
- Le numérique inclusif lancé par un plan national
- « Le numérique, un obstacle aux droits des plus fragiles »
- Exclusion numérique : des initiatives pour familiariser les Français aux nouvelles technologies
- Médiateur numérique, un métier entre le social et le web
- « La dématérialisation est un facteur d’exclusion ! » – Pierre Mazet, chercheur
- Lancement de l’expérimentation du coffre-fort numérique pour les plus précaires
- Les travailleurs sociaux à l’heure du numérique
- Les plus défavorisés toujours privés des opportunités du numérique
- Numérique : « La clé de la réussite est de concevoir les services publics avec les usagers »
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