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Santé publique

Salles de consommation de drogue : l’association ESPT se dit favorable après étude de terrain

Publié le 01/10/2010 • Par Sophie Le Gall • dans : Actu prévention sécurité, France

Le 24 septembre 2010, l’association Élus, Santé Publique et Territoires (ESPT) a publié, après une étude de près d’un an qui les a conduits à visiter des « salles de shoot » en Europe, ses recommandations pour l’expérimentation de centres de consommation supervisée de drogue. Ils arrivent à la conclusion que « les centres de consommation (…) constituent un outil d’amélioration de l’état sanitaire et social des usagers de drogue les plus désocialisés ».

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Un panel pluraliste d’élu(e)s locaux adhérents à l’association Élus, Santé Publique et Territoires (ESPT), association d’élus de villes fortement engagées dans des politiques locales de santé publique, sont allés se rendre compte sur place de la réalité vécue par tous les protagonistes de ces centres, habitants compris, dans deux villes européennes.
A l’issue de cette étude de terrain, ils ont publié des recommandations le 24 septembre et demandent, notamment, à ce que :

  • L’Etat adopte les dispositifs juridiques permettant aux collectivités qui le souhaitent de créer, au moins à titre expérimental, des centres de consommation, dans le cadre de la politique de réduction des risques prévue par l’article L 3121-4 du code de la santé publique,
  • Les autorités policières et judiciaires soient pleinement associées à cette expérimentation et à la définition d’un nécessaire équilibre entre les impératifs de santé publique et de sécurité publique,
  • Le financement de ces expérimentations soit assuré de manière pérenne par l’ensemble des partenaires, au premier rang desquels l’Etat et la Sécurité sociale.

Des centres « vecteur de diminution des atteintes à l’ordre public »

L’ESPT souligne par ailleurs dans ses recommandations que  les centres de consommation, obligatoirement intégrés dans une palette complète de prise en charge de la toxicomanie, au côté des autres dispositifs de réduction de risque, constituent un outil d’amélioration de l’état sanitaire et social des usagers de drogue les plus désocialisés et les plus précaires qui souvent n’accèdent pas aux soins (baisse des contaminations, des infections et des overdoses, accès aux soins somatiques et psychiques et accroissement du nombre de sevrages), comme le démontrent, sans contestation possible, les conclusions du rapport de l’Inserm

Ces centres sont tout aussi incontestablement un vecteur de diminution des atteintes à l’ordre public et à la tranquillité publique de nos concitoyens (scènes ouvertes, seringues abandonnées…), estime l’ESPT qui précise que les évaluations ne notent nulle part une augmentation de la consommation ou du trafic alentour.

Charte des élus contre les drogues

En réponse, les députés UMP Jean-Paul Garraud (Gironde) et Françoise Branget (Doubs), ont lancé la « Charte des élus contre les drogues » qui rassemble 77 signatures.
Le 29 septembre 2010, les Verts parisiens ont fait savoir qu’ils souhaitent l’ouverture d’au moins trois salles expérimentales de consommation de drogue à Paris et en Seine-Saint-Denis avant fin 2011, alors que le Conseil de Paris doit débattre de la question les 18 et 19 octobre 2010. Sylvain Garrel, coprésident du groupe Verts au Conseil de Paris, s’est dit persuadé qu’un accord serait trouvé au sein de la majorité municipale, assurant que la position du maire PS Bertrand Delanoë était « beaucoup moins fermée ».
Deux élus parisiens UMP, le député et ancien ministre Jean-François Lamour et le député-maire du XVe arrondissement Philippe Goujon, ont exprimé « leur ferme opposition à la création de salles de consommation de drogue dans la capitale », soulignant que « la priorité du gouvernement est de réduire la consommation de drogues en France et non pas de l’organiser ».

En juillet 2010, suite à la parution d’un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s’est dite favorable à « une concertation » sur la création de telles structures, déjà en vigueur dans six pays européens.
Mi-août, le Premier ministre François Fillon a jugé le dispositif « ni utile, ni souhaitable ». Le 7 septembre, l’Assemblée nationale et le Sénat ont décidé de créer une mission d’information parlementaire sur les toxicomanies.

Selon un sondage Ifop diffusé le 19 août, une courte majorité (53 %) de Français est favorable à l’ouverture de salles de consommation de drogue médicalisées. 

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Commentaires

Salles de consommation de drogue : l’association ESPT se dit favorable après étude de terrain

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afder

13/12/2010 12h41

Nous constatons que les premiers concernés n’ont pas été consulté…
L’association Française des Dépendants en Rétablissement soutient toutes les actions médico-sociales, mais ce serait bien qu’on nous demande notre avis. Le seul qui nous a reçu est Monsieur Garraud. Quand est-ce que la part du savoir des malades dans le système de santé sera reconnue. Nous les Usagers-Experts réclamons ce droit à l’afder.
Julien C.
Président de l’afder

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