Le premier amendement « permet à ces mères de 3 enfants et plus, nées entre 1951 et 1955 de continuer à bénéficier d’une retraite sans décote à 65 ans, sous réserve de s’être arrêtées pour élever un enfant », a déclaré le ministre. Cette mesure qui concerne « 130.000 mères de familles » vise à compenser l’entrée en vigueur d’un certain nombre de mécanismes de compensation des interruptions de carrière intervenus après 1955, observe Eric Woerth.
Le deuxième amendement » maintient à 65 ans l’âge d’annulation de la décote pour les parents d’enfants lourdement handicapés qui ont besoin d’une présence auprès d’eux », a-t-il ajouté. Cette mesure n’est pas limitée dans le temps.
Eric Woerth a précisé que « deux nouvelles recettes » « d’un rendement total de 340 millions d’euros » par an seront proposées dans les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale pour 2011 (PLF et PLFSS) pour financer ces deux mesures qui s’appliquent aussi bien dans le privé que le public et « dont le coût cumulé est de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022 ».
Réactions du Sénat
Les déclarations d’Eric Woerth ont provoqué de vives réactions sur les bancs de la gauche. Ce ne sont « pas des avancées mais le maintien de dispositions qui existent déjà », a lancé Christiane Demontès (PS). « C’est un recul pour l’ensemble des femmes, par un écran de fumée vous voulez faire oublier les 62-65 ans », s’est indignée sa collègue Bariza Khiari.
« Vous théâtralisez les débats » a renchéri le président du groupe PS, Jean-Pierre Bel, demandant une suspension de séance « pour examiner ces amendements ». « Vous êtes le ministre de la réclame, vous nous avez fait un spot publicitaire pour les ménagères de 55 à 60 ans », a pesté Jean Desessard (Verts).
En revanche le président du groupe Union Centriste, Nicolas About, a déclaré qu’il était « très heureux que le gouvernement annonce retenir les propositions » de son groupe.
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