La table ronde «radiofréquences, santé, environnement» s’est achevée le 25 mai après un mois de travaux sur des conclusions plutôt prudentes. Un comité de suivi doit être mis en place pour surveiller la mise en oeuvre de ces conclusions.
«La concertation et l’information locales sont fondamentales et cela implique celles des élus et des concitoyens», a affirmé Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé le 25 mai.
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du développement de l’économie numérique, a rappelé la difficulté des élus qui n’ont pas tous les outils et font face à différentes réglementations, normes, qui varient selon la date d’implantation des antennes. «Pour aider les élus, qui sont au coeur du débat, des schémas de déploiement prévisionnels des équipements devraient être mis en place», a-t-elle annoncée.
«L’idée de ce plan est de réaliser un bilan sur l’existant et sur les projets de développements des opérateurs à l’échelle des agglomérations de communes qui sera validé par le préfet. Si cette expérimentation fonctionne, elle pourra être développée au niveau national. Ces plans participeront également à l’information des citoyens», a-t-elle expliqué.
Expérimentation de puissance
Des projets d’expérimentation ont aussi été retenus concernant la réduction de puissance des antennes, même si une modification des seuils réglementaires n’est pas à l’ordre du jour. Ces essais «commenceront par une modélisation afin d’utiliser les dernières technologies disponibles. Les villes de Courbevoie et de Pau sont déjà candidates et il y en a d’autres. Un million d’euros a été dégagé par le ministère pour financer ces projets. Un comité opérationnel sera mis en place dès juin», a précisé Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargé de l’Ecologie.
Cette dernière souhaite également une uniformisation de la réglementation européenne sur ce sujet.
Par ailleurs, une redevance est envisagée pour financer les études sur les seuils d’émission des équipements, afin de trouver une alternative au financement direct par les opérateurs.
Outre un comité de suivi de ce Grenelle, la secrétaire d’Etat a indiqué qu’à l’issue de l’étude menée actuellement par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Affset), publiée en principe en septembre prochain, les participants de la table ronde seront à nouveau réunis pour en tirer les conséquences.
Pour aller plus loin
Retrouvez le dossier du Courrier des maires «Antennes-relais : les maires face au principe de précaution»
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