«Et un, et deux, et trois enfants, avec ou sans enfant, la retraite à 60 ans», scande le premier rang de la manifestation derrière une banderole commune à la CGT, FO, Supap/FSU, Sud et l’Unsa. Avec la FA-FPT et la CFTC, c’est la quasi-totalité des représentants des fonctionnaires territoriaux qui avait appelé à se réunir le 21 octobre.
Outre une forte présence de la CGT-services publics (majoritaire dans la FPT), les autres syndicats se signalent par des drapeaux, des autocollants ou différentes bannières qui se mélangent allègrement. Les CGT de Vitry demandent « la retraite à taux plein pour tous à 60 ans (public/privé) » aux côtés de leurs collègues d’Ivry, de Créteil ou de Choisy-le-Roi. Certains viennent du conseil général du Val-de-Marne, de Fontenay-sous-Bois, des membres de la FA-FPT du Val-d’Oise se signalent aussi.
«Les territoriaux mobilisés en Ile-de-France ne sont pas tous là, signale Myriam Domingues, secrétaire fédérale adjointe de Sud-collectivités territoriales, certains sont sur des zones de conflit ailleurs. Il y a notamment une action en cours à Bobigny».
Invitation de la DGCL ?
A côté des rues bloquées par les CRS pour empêcher l’accès aux ministères, quelques syndicalistes prennent la parole. Baptiste Talbot, secrétaire générale de la Fédération CGT des services publics, indique notamment que la direction générale des collectivités locales (DGCL) a proposé de les recevoir le matin même. Invitation déclinée. Toutefois, la DGCL nie avoir proposé une rencontre ce jour.
Ils sont environ 600, selon notre propre estimation, lorsque le cortège se met en branle vers 14h30. Les slogans s’en prennent au président de la République Nicolas Sarkozy et appellent à la grève générale. Les chants et les concerts de percussions rythment la marche sous le soleil parisien.
Examen au Sénat
«Ce n’est pas la dernière mobilisation. Les territoriaux ne sont pas entrés dans le mouvement aussi rapidement que les syndicats le souhaitaient car il y a une proximité avec le politique, mais ils ont toujours manifesté une bienveillance envers le mouvement », indique Myriam Domingues. « Il y a beaucoup de catégorie C dans la territoriale, c’est donc plus difficile d’entrer en grève», ajoute-t-elle, précisant que de nombreux agents ont participé à différentes formes d’actions.
La veille, le Sénat, où la réforme est toujours en cours d’examen, avait été le théâtre de manifestations auxquelles participaient des territoriaux. Le 21 octobre, c’est accompagné de lycéens que ces derniers devaient à nouveau faire passer leur message d’opposition au changement de l’âge de départ à la retraite devant le palais du Luxembourg.
77 départements mobilisés
La CGT-services publics continue chaque jour de compter les actions menées dans toute la France par les territoriaux. Elle a dénombré des actions sous des formes diversifiées, allant de 1 h à 24 h de grève, dans 77 départements pour la période du 13 au 22 octobre. Le 18, des actions ont été menées dans au moins 51 départements et le 20 octobre, « à partir d’un bilan très incomplet », dans au moins 28 départements, rapporte le syndicat. De nombreux débrayages et blocages de site sont notamment recensés.
« Une fois encore, les agents de la fonction publique territoriale démontrent ainsi leur volonté d’aller jusqu’au bout pour obtenir du gouvernement qu’il renonce à imposer sa réforme régressive et qu’il ouvre de réelles négociations visant à construire l’avenir de nos retraites sur des bases de progrès social », affirme la CGT.
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