Pourquoi appeler à nouveau à la mobilisation alors que la loi portant réforme des retraites a été promulguée ?
Les derniers mois ont été l’occasion d’une mobilisation incroyable et nous avons gagné le soutien de l’opinion. Compte-tenu du rapport de force, nous souhaitons continuer la bataille sur les différents points que nous avons défendus : la retraite à 60 ans, la prise en compte de la pénibilité, etc. Une grande partie de la loi ne s’appliquera qu’en 2011, cela nous laisse donc un peu moins d’un an pour continuer à se battre sur les questions à négocier et sur le fond de la loi.
Comment sentez-vous la capacité de mobilisation des territoriaux ?
Ils se sont mobilisés assez vite dès le départ du conflit en raison des profils dans la territoriale qui sont particulièrement concernés, notamment les femmes. Le gouvernement a gagné une manche, il y a un effet psychologique. Mais le mouvement est suffisamment installé dans le pays pour qu’il soit encore possible de se battre. Il s’agit également de poser des jalons pour l’avenir. Nous pensons que quelque-chose de profond est installé, nous sommes donc déterminés à ne pas lâcher le morceau.
Quelles seront désormais les revendications ?
Dans le cadre des négociations prévues par loi, nous essaierons de défendre les mesures les moins préjudiciables pour les salariés. Mais comme il s’agit de dispositions particulièrement nocives, nous pourrons démontrer que la loi doit être remise en cause.
Quelles sont les prochaines actions prévues ?
Il y aura tout d’abord le 16 novembre en interprofessionnelle, le 23 novembre avec une action lors du Congrès des maires à la fois sur les retraites et la réforme des collectivités et le 15 décembre à l’occasion de la journée européenne d’action contre les plans d’austérité. Car la réforme des retraites s’inscrit plus largement dans un plan d’austérité global.
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