En s’appuyant sur un programme qui promet « un futur désirable », Benoît Hamon a su faire tourner la campagne des primaires autour de ses idées. La Gazette vous résume les mesures marquantes de son programme.
La mise en place progressive du revenu minimum universel
L’établissement d’un revenu de base, proposition-phare du candidat, se ferait progressivement :
- Première étape : augmenter le RSA de 10%
- Seconde étape : accorder un revenu d’existence à tous les jeunes de 18 à 25 ans sans condition de ressources
- Troisième étape : organiser une conférence citoyenne pour fixer le périmètre du revenu universel. Objectif ? 750 euros par mois.
Côté financement, le surcoût de l’augmentation du RSA est estimé à 45 milliards d’euros par an et serait financé par un impôt sur le patrimoine, issu de la fusion de la taxe d’habitation et de l’impôt sur la fortune. Le candidat est moins précis sur la suite financière de la généralisation du revenu minimum.
La défense de la fonction publique
Benoit Hamon s’est clairement positionné en faveur de la défense des agents, expliquant que « le statut de la fonction publique, qui protège la carrière de l’agent par-delà les alternances politiques, est avant tout une garantie de neutralité du service public pour les citoyens. »
Plus précisement, Benoit Hamon souhaite :
- Revaloriser le point d’indice
- Réduire le temps de travail de tous les travailleurs, y compris des fonctionnaires, par le biais de différents outils : temps partiel, semaine de 4 jours, semaine de 32 heures
- Accorder un droit à la déconnexion
- L’abrogation de la Loi Travail
Passer à une VIè République
Voulant « rénover la démocratie », celui qui est en politique depuis plus de 30 ans propose :
- La reconnaissance du vote blanc
- L’interdiction d’exercer plus de trois mandats successifs, locaux ou nationaux
- Le droit de vote des étrangers aux élections locales
- L’introduction au Sénat de citoyens tirés au sort
- L’interdiction de l’embauche d’un proche comme attaché parlementaire
- La mise en place d’un « 49-3 citoyen » pour permettre à 1% du corps électoral d’imposer au Parlement l’examen, ou au contraire, la suspension d’une loi.
Mettre l’accent sur les énergies renouvelables
Le candidat préféré des écologistes a développé un « logiciel programmatique » tourné vers l’environnement depuis son arrivée au Ministère de l’Economie sociale et solidaire en 2012 :
- Assurer 50% d’énergies renouvelables d’ici 2025
- Investir 5 milliards d’euros pour l’agroécologie, les circuits courts et les coopératives
- Suspendre les travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
- Sortir du diesel à l’horizon 2025
Fiscalité : repenser la taxation
Accusé de manque de sérieux budgétaire, Benoît Hamon a répliqué en dégainant le thème de la réforme fiscale :
- Abandonner l’objectif d’un déficit sous les 3% du PIB
- Fusionner la CSG et l’impôt sur le revenu
- Mettre en place une taxe sur la richesse créée par les robots
- Conditionner le CICE à la création de postes, des progrès écologiques ou la réduction du temps de travail
Education : la scolarisation à 3 ans
L’ancien Ministre de l’Education nationale a développé lors de cette campagne 3 axes pour offrir « une scolarité plus juste à tous les enfants de France » :
- Recruter 40 000 professeurs dans le primaire et le secondaire
- Appliquer une aide gratuite aux devoirs
- Etablir la scolarité obligatoire à 3 ans
Santé : la lutte contre le burn out
Le député des Yvelines est fortement identifié sur le thème de la santé au travail et souhaite :
- Rembourser les activités sportives prescrites par le médecin
- Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle
Sécurité : recréer une police de proximité
Soupçonné de « laxisme » par les proches de Manuel Valls, Benoît Hamon s’est positionné pour :
- Porter à 3% les moyens consacrés à la sécurité à horizon 2022
- Mettre en place le retour d’une véritable police de proximité
- Créer 1 000 postes par an dans la police et la gendarmerie
- Expérimenter dans 5 départements de la remise d’un recepissé pour lutter contre les « contrôles au faciès »
- Recréer les conseils départementaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CDSPD)




