Annoncé fin 2014, le nouveau programme de renouvellement urbain, qui concerne 200 quartiers d’intérêt national, et 150 d’intérêt régional, a commencé à se concrétiser en 2016 : sur les 116 protocoles de préfiguration qui doivent être signés, 50 l’ont été au 31 décembre 2016, et 60 ont été examinés. Les premières conventions pluriannuelles, qui détaillent la mise en œuvre opération par opération des protocoles, seront signées au premier semestre 2017 à Rennes, Pau, Poitiers, Angers, Nantes…
10 700 démolitions de logements ont d’ores et déjà été actées, certaines réalisées dès la phase de préfiguration, 3000 logements sont prévus en réhabilitation, et 2300 en reconstruction en dehors des QPV.
Le retour de l’Etat dans l’Anru
François Pupponi, le président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, a rappelé l’annonce de l’engagement de l’Etat à hauteur de un milliard d’euros sur dix ans pour le NPNRU :
L’important, c’est la volonté affirmée de l’Etat de revenir dans le financement de l’ANRU. 100 millions de crédits ont été votés dans la loi de finances pour 2017, cela permettra de financer plus de projets. Quant à la garantie que ce milliard soit intégralement versé, on verra ce qui se passera après l’élection présidentielle…
En ce qui concerne la place des citoyens dans l’élaboration des projets, affirmée par la loi Lamy du 21 février 2014 pour la ville et la cohésion urbaine, les conseils citoyens doivent être associés. Nicolas Grivel, le directeur de l’Agence, a estimé que « globalement les choses se passent plutôt bien » :
Les conseils citoyens qui représentent les habitants sont dans les instances de pilotage du contrat de ville. L’un des enjeux va cependant être d’entretenir la flamme des habitants et leur implication durant tout le temps des projets.
Au-delà du NPNRU, l’Anru achève tranquillement le premier programme, dont la fin est prévue pour 2020. En 2016, elle a versé un milliard d’euros pour les derniers programmes en cours.
L’Anru co-investisseur
En 2017, l’Agence devrait par ailleurs concrétiser les premières opérations de co-investissement avec des opérateurs privés : la loi Lamy l’a en effet habilité à investir aux côtés de la Caisse des dépôts et consignations et de promoteurs privés sur des opérations d’immobilier d’entreprise, de créations d’hôtels et résidences, ou dans de l’immobilier de service (commerce, santé, loisirs, coworking). Une dizaine de projets devraient se concrétiser au premier semestre 2017, et 25 millions ont été budgétés sur l’année 2017 à ce titre.
Thèmes abordés




