Muguette Dini, présidente de la commission des affaires sociales du Sénat, vient d’annoncer qu’elle allait prochainement engager une réflexion globale sur la formation des professionnels de la petite enfance. Une concertation qu’elle entend mener avec l’ensemble des personnels et leurs représentants.
Alertée dernièrement par un certain nombre d’entre eux, la sénatrice souhaite questionner trois « singularités » de la formation de ce secteur.
Tout d’abord, juge-t-elle dans son communiqué, elle manque d’uniformité, les professionnels venus d’horizons divers n’ayant « aucun socle de formation commune ».
Elle n’est pas non plus approfondie de manière égale. Ainsi, un assistant maternel bénéficie-t-il de 120 heures de formation, alors qu’un éducateur de jeunes enfants (EJE) suit un cursus de trois années.
Enfin, Muguette Dini souligne la « dimension sanitaire » sur laquelle elle reste centrée. Hormis celle des EJE, « la formation prend peu en compte les questions liées à l’éveil et au développement psychologique de l’enfant », indique-t-elle.
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