« Pour une société de tous les âges » – nom du collectif et de leur manifeste – affirme qu’il ne s’agit, à la base, ni d’une question d’argent ni d’une question d’âge, et réclame que cesse l’approche purement comptable de la dépendance.
« La question fondamentale est : que veut-on faire ? La question financière vient seulement après », plaide par exemple Sylvain Denis, vice-président du Conseil national des retraités et des personnes âgées (CNRPA).
« Il faut d’abord savoir ce que l’on veut financer. Et ça, cela implique des choix politiques dont il faut débattre », insiste pour sa part Bernard Ennuyer, directeur d’une structure d’aide à domicile.
Et au cœur du débat se trouve la question du projet de vie des personnes dépendantes et leur pleine intégration dans la société, ce qui, pour Pascal Champvert, président de l’AD-PA, association des directeurs d’établissements et de services pour personnes âgées, constitue le fondement de la « citoyenneté des personnes fragilisées » par l’âge ou le handicap.
Le collectif, animé par Agevillage, service d’informations et de conseils aux personnes dépendantes, compte se rapprocher des associations de personnes handicapées pour faire bouger les lignes du débat sur le cinquième risque et promet « des actions » pour rappeler au gouvernement l’urgence de recadrer les enjeux.
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