Entre le 1er novembre 2010 et le 31 mars 2011, 14 136 places supplémentaires sont mobilisables par les préfets selon le niveau des températures.
Ces places sont constituées de 9 063 places en centres d’hébergement, et de 5 073 places de « mise à l’abri » dans des gymnases et des abris de nuit.
En Ile-de-France, les préfets peuvent mobiliser cet hiver jusqu’à 4 355 places.
Cette offre vient en complément des 18 797 places pérennes d’hébergement d’urgence et des 14 460 places d’hôtel.
Il manque toujours des places
Malgré ces places supplémentaires et les promesses ministérielles que « durant les périodes de grand froid, aucune demande de mise à l’abri ne [soit] refusée par manque de place », selon les termes de la circulaire du secrétaire d’Etat au Logement en date du 6 décembre 2010, l’offre reste insuffisante.
A Lyon par exemple, le réseau des professionnels de l’urgence sociale estime que le Samu social ne peut trouver de solution d’hébergement chaque nuit pour une centaine de personnes.
A Paris, l’association Emmaüs a ouvert le 21 décembre un centre provisoire… qui au bout de quelques jours était déjà saturé.
Conditions indignes et promesses non tenues
Mais le problème est aussi d’ordre qualitatif : « Les gymnases ne sont pas des conditions dignes pour accueillir des personnes. On nous avait promis que cet hiver ne se passerait pas comme les précédents. Mais on continue à gérer la crise de manière saisonnière », dénonce Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre et membre du collectif des associations unies (1).
Thèmes abordés
Notes
Note 01 Le collectif est constitué de 31 associations investies dans le champ du logement et de l’hébergement Retour au texte




