De convergence entre handicap et vieillissement il ne sera donc pas question, au grand dam des associations de personnes handicapées, qui espéraient un débat sur le sujet.
Le collectif « pour une société de tous les âges », constitué de professionnels et d’experts du secteur de la dépendance, l’appelle également de ses vœux.
La ministre laisse néanmoins la porte ouverte aux personnes handicapées, qui pourront « participer » aux travaux de réflexion en amont de la réforme.
Réponse globale à la perte d’autonomie– La convergence des politiques publiques de prise en charge du vieillissement et du handicap appelle une réponse globale aux problèmes posés par la perte d’autonomie, en partant du principe que cette problématique concerne tant les personnes âgées que les personnes handicapées et s’affranchit de la barrière administrative de l’âge (60 ans).
Elle est évoquée à l’article 13 de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, qui prévoyait la fin des critères d’âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux, d’ici à 2010.
Absente du rapport de Valérie Rosso-Debord – Elle est, en revanche, absente du rapport rédigé en juin dernier par la députée (UMP) Valérie Rosso-Debord.
Lors d’un débat, le 15 décembre 2010, cette dernière en avait expliqué la raison : « en moyenne, l’allocation personnalisée pour l’autonomie s’établit à quelque 438 euros ; la prestation de compensation du handicap à environ 938 euros. Il ne peut y avoir que de convergence par le haut. Si tel était le cas, il est évident qu’on mettrait en péril la situation financière de la Nation».




