L’institution dénonce « un vaste mouvement de réorientation […] qui va à l’encontre de l’équilibre nécessaire entre mixité sociale et droit au logement». « Il risque d’accroître aussi les extrêmes difficultés rencontrées dans les secteurs les plus tendus – notamment l’Ile-de-France – pour reloger les ménages DALO», avertit le CNV.
Cet appel soulève une série d’interrogations sur :
- « Le prélèvement financier sur les organismes va créer un handicap pour les organismes locaux de taille moyenne ». Le CNV attire l’attention sur la nécessité de garantir un taux suffisant de centralisation du livret A à la caisse des dépôts.
- « Le modèle résiduel du logement social qui tend à s’imposer ».
- « Les difficultés croissantes rencontrées par les demandeurs DALO ».« Ce phénomène de « mal logement » ne touche pas seulement les populations les plus précaires, mais aussi des jeunes actifs, des ménages modestes et/ou frappés par le chômage, des familles mono parentales, des retraités à faibles ressources », est-il précisé.
Le CNV souligne que les disparités territoriales et sociales accentuent ces interrogations : « il existe […] d’une part de fortes disparités entre l’Ile-de-France et les régions (hors PACA) et d’autre part entre les villes dont l’ensemble du territoire relève de la politique de la ville et celles ayant des quartiers en difficulté ».
Les propositions soutenues sont les suivantes :
La loi DALO doit s’appliquer dans les secteurs tendus sans accentuer la concentration de population fragilisée de certains quartiers.
Maintien d’une politique publique nationale en faveur de l’hébergement.
Questionner l’avenir du parc de logements HLM parce qu’il est au cœur de l’enjeu de mixité sociale indispensable à un environnement urbain équilibré et équitable.
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