« La quatrième période des certificats d’économies d’énergie (CEE) est celle de tous les dangers. Ce programme devient très coûteux et personne n’a réussi à prouver son efficacité », lançait le directeur général délégué de Direct énergie, Fabien Choné, lors d’un débat organisé par Enerpresse fin septembre. Dix ans après sa création, le dispositif qui met à contribution les énergéticiens pour financer la réduction des consommations fait toujours autant jaser. Mais l’heure n’est plus aux discussions.
A quelques jours de son départ, Ségolène Royal, alors ministre de l’Ecologie, a signé un décret le prolongeant sur la période 2018-2020… Avec un objectif ambitieux qui ne peut que réjouir les collectivités, pour qui les CEE sont une source de financement essentielle pour moderniser un éclairage public, isoler des bâtiments ou valoriser de la chaleur fatale (dérivée d’un site de production) dans un réseau de chauffage. Ces démarches leur permettent d’obtenir des certificats pouvant être vendus au plus offrant. Les acteurs dits « obligés » sont tenus d’en acheter en proportion de l’énergie qu’ils mettent sur le marché.
La publication de nouveaux objectifs a sauvé certains acteurs spécialisés qui ont connu des tourments ces dernières années. Elle a surtout revigoré des prix qui s’effondraient dangereusement. Fin 2015, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies ...
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