« L’héritage territorial représente la clé de la réussite des Jeux Olympiques de Paris 2024 pour embarquer la population », a rappelé Anne Hidalgo, maire de Paris, devant un parterre d’élus, réunis par l’Assemblée des Maires de France (AMF), ce mercredi 22 novembre.
Intégrer les JO dans les projets de ville
Comment construire cet héritage ? Que et qui va-t-il concerner ? La Seine-St-Denis en priorité bien sûr, qui accueillera notamment un nouveau centre aquatique. Maire de L’Île-Saint-Denis (7 293 hab. – Seine-St-Denis), Mohamed Gnabaly se réjouit d’y accueillir le futur village olympique et ses milliers d’athlètes. Il comportera plus de 17 000 lits. « Ce qui devrait faire à terme 3 500 logements », a précisé Patrick Braouezec, président de Plaine Commune.
« Au départ, nous nous sommes vraiment interrogé sur la façon d’annoncer cette nouvelle à nos concitoyens », a souligné le maire. « Et puis nous avons décidé d’intégrer la question des JO dans notre projet de ville. Depuis près de 10 ans, nous avions un projet d’éco-quartier sur une friche industrielle. L’installation du village olympique va l’accélérer au même titre que l’enfouissement des lignes à haute tension, le recouvrement de l’A86, l’aménagement des berges etc. »
Patrick Braouezec, lui, a déjà fait ses calculs : « sur les 7 prochaines années, nous allons investir 35M€ pour accueillir les JO. Et 1Md€ seront par ailleurs injectés. C’est une bonne chose pour le territoire… ».
Ne pas oublier les territoires qui ne sont pas franciliens
Et au-delà de l’Ile-de-France ? Plusieurs maires de province ont profité de cet espace de dialogue pour interpeller la ministre des sports sur la façon, dont ils pourraient eux aussi profiter des JO. L’ancienne escrimeuse a abordé deux points principaux.
Elle encourage tout d’abord les collectivités à se positionner comme base arrière pour accueillir des délégations tentées par des stages préparatoires, les années et les mois précédents les Jeux. « Un programme de labellisation des sites d’accueil sera lancé en 2018 », a-t-elle promis.
Une enveloppe est prévue
La ministre a également insisté sur la notion « d’héritage immatériel », en référence à la promotion du sport pour tous et la « culture sportive » qu’elle souhaiterait infuser dans la société. Un exemple ? « Avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, nous allons lancer un label pour optimiser le plan des activités physiques et sportives dans les écoles, dès la rentrée 2018. Mais aussi pour favoriser les pratiques inclusives et mixtes ».
De son côté, Armelle Daam, directrice générale du Centre national pour le Développement du Sport (CNDS) a précisé aux élus qu’il « y aura bien une enveloppe Héritage 2024, pour l’année 2018 ». Pour 2017, 10M€ qui avaient été débloqués afin de favoriser la construction d’équipements sportifs légers (espaces de fitness, murs d’escalades…).
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