Les rapporteurs ont constaté « une part de frais de personnel de l’ordre de 80 à 90%, et des frais de structure dont l’évolution est le plus souvent d’ores et déjà sous surveillance des conseils généraux ».
En conséquence, l’IGAS et l’IGF recommandent aux entreprises une « gestion optimisée de leurs plannings », visant à réduire le trop grand fractionnement des interventions auprès des personnes âgées ou des personnes handicapées, et les frais de déplacements qui s’ensuivent.
Autres préconisations : la mutualisation des fonctions administratives pour limiter les charges de structure, et la mise en commun des personnels intervenant auprès des personnes dépendantes, afin de favoriser une meilleure réactivité. Le rapport estime également souhaitable de réfléchir à une meilleure adéquation entre le niveau de qualification des personnels et le degré de dépendance des personnes aidées.
Ainsi, les employés les plus qualifiés (les mieux rémunérés) seraient affectés aux personnes les plus dépendantes, avec un tarif plus élevé.
Les auteurs du rapport, qui reconnaissent les difficultés financières des sociétés prestataires de services à la personne – sans pour autant avancer de données chiffrées – estiment que des conventions d’objectifs signées entre ces dernières et les conseils généraux permettraient de sortir de l’ornière les structures en difficulté et d’harmoniser les tarifs.
Ce rapport avait été demandé aux deux inspections en 2010, après l’alerte lancée par les professionnels sur les difficultés croissantes de nombreux prestataires.
Dubitatifs – Ses conclusions laissent néanmoins dubitatifs les responsables de structures.
Ainsi, dans un communiqué publié le 25 janvier, l’AD-PA, l’association des directeurs de structures d’hébergement et de services aux personnes âgées, s’étonne que le rapport préconise la mutualisation des fonctions administratives, un discours qu’elle juge « en rupture radicale avec des pratiques encore très récentes, où Etat et départements refusaient la création de services dit « trop grands » et imposaient des petits services considérés alors comme « plus proches » des bénéficiaires. »
L’AD-PA rappelle qu’elle insiste depuis longtemps sur la nécessaire qualification des personnels, et se déclare « favorable à des contrats d’objectifs et de moyens dès lors qu’ils partent des besoins des personnes âgées et de la qualité du service qui leur est due. » Les directeurs de structures se disent prêts à une réorganisation structurelle, du moment qu’elle se fait « en prenant le temps du dialogue et de la concertation. » Elle réitère sa demande pour la création d’un « fonds d’urgence » destiné à aider les entreprises en difficulté et à les accompagner dans la conduite des réformes nécessaires
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