Après la démission-choc de Nicolas Hulot et le départ de Laura Flessel, en délicatesse avec le fisc selon Mediapart, l’exécutif tente de tourner la page. A l’issue du séminaire gouvernemental du 5 septembre 2018, le Premier ministre a confirmé toute une batterie de réformes dans un agenda resserré.
En bonne place : les dossiers sociaux. Après un retard dû à un conflit d’agenda avec la demi-finale des Bleus à la Coupe du monde, Emmanuel Macron fera connaître le 13 septembre « un plan et une stratégie complète de lutte contre la pauvreté ». Comme promis, les premières mesures de cet arsenal entreront en vigueur « à compter du 1er janvier 2019 ».
L’hôpital et le système de santé feront, eux aussi, l’objet d’une annonce présidentielle, le 18 septembre cette fois.
Les institutions en janvier seulement
La réforme des retraites rentrera dans une phase un peu plus opérationnelle. A l’issue, en octobre, des premiers travaux du haut-commissaire en charge du dossier, Jean-Paul Delevoye, une réunion de synthèse suivra. Il s’agira, a précisé le Premier ministre, « de dire ce sur quoi nous sommes d’accord, pour dire ce que nous considérons comme acquis, pour ensuite ouvrir une deuxième phase de consultations sur les questions qui restent à trancher ».
Difficile d’en savoir plus… Edouard Philippe a simplement indiqué que le projet de loi sur les retraites serait bien présenté « dans le courant de l’année 2019 ».
Par ailleurs, la garde des Sceaux Nicole Belloubet rendra public son plan prisons le 12 septembre prochain. Les grandes orientations sur l’islam de France seront, elles, connues, d’ici le début de l’année prochaine.
Enfin, la réforme des institutions, victime de l’affaire « Benalla », ne sera pas réinscrite à l’ordre du jour avant « tout début janvier ou fin janvier ».
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