La démission de Nicolas Hulot, le 28 août 2018, a relancé le débat sur le poids que pèsent les groupes d’intérêt dans les décisions politiques. Dans son ouvrage « Gouverner sans pression ? La participation des groupes d’intérêt aux affaires territoriales » (LGDJ Lextenso éditions, 2016), Stéphane Cadiou met en lumière l’existence de lobbies au niveau local et en analyse les particularités. Il réfute cependant l’idée selon laquelle la représentation d’intérêt s’exerce uniquement par la pression. Pour le maître de conférences en sciences politiques, l’interdépendance entre les groupes d’intérêt et les pouvoirs locaux permet une création commune des politiques publiques. Une vision positive du lobbying à la sauce locale.
Existe-t-il des lobbies au niveau local ? Si oui, quelles sont leurs particularités ?
Pour répondre à cette question, il faut d’abord savoir de quoi l’on parle. S’il s’agit d’actions qui vont infléchir une décision publique locale alors oui, on peut affirmer qu’il existe des lobbies au niveau local. En revanche, si l’on évoque uniquement des cabinets spécialisés, tels que les cabinets d’affaires publiques, alors non.
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