Les grévistes dénoncent notamment la fin du Plan Grand froid, prévu le 30 mars et la fermeture de facto des centres ouverts pour la période hivernale.
«A Lyon, plus de 500 personnes faisant appel quotidiennement au 115 n’auront d’autres solutions que de dormir dehors. Nous voulons des centres pérennes. Aujourd’hui, nous travaillons dans des conditions qui sont contraires à la loi : celle-ci prévoit la non remise à la rue des personnes en vertu de l’article 73 de la loi de mobilisation pour le logement et de lutte contre les exclusions », souligne l’un des porte-parole du mouvement à Lyon Baptiste Ménéghin.
A Lille, ce sont plus de 300 personnes qui n’auront plus d’hébergement fin mars.
Elles devraient être entre 60 et 90 à Toulouse.
A Paris, 1.000 places seront fermées.
Rappel à la loi du 25 mars 2009
En effet, la loi du 25 mars 2009 prévoit que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence (…). Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée».
«Or nous travaillons dans des conditions inacceptables et les remises à la rue brisent les projets de réinsertion formés durant l’hiver, condamnant les personnes à se dégrader physiquement et psychiquement», reprend le collectif.
Certaines délégations ont été reçues par les services préfectoraux.
A Lyon, les grévistes n’ont obtenu aucune certitude quant à l’éventuelle pérennisation d’un centre ouvert en décembre.
A Paris, en revanche, 300 places devraient restées ouvertes dont le centre ouvert conjointement par Emmaus et France Terre d’Asile à Montparnasse.
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