Pourtant, comme chaque année, ce rapport liste plusieurs dossiers préoccupants en souffrance. Dans cette édition 2010 figurent également une dizaine de dossiers thématiques concernant la sécurité incendie, l’accessibilité, la formation aux premiers secours, la prévention du risque chimique, la filière professionnelle mécanique, les risques majeurs et les plans particuliers de mise en sûreté.
L’achèvement d’un 5ème mandat de l’observatoire donne, en outre, à son président, Jean-Marie Schléret, l’occasion de présenter des éléments de bilan, soulignant aussi bien les avancées constatées que les propositions encore inabouties.
Sécurité incendie : une non-conformité encore élevée
En matière de sécurité incendie, l’ONS pointe le chiffre constant d’établissements non conformes à la règle des deux exercices d’évacuation (25% des collèges et 30% des lycées) et juge même « inacceptable » les 7% d’établissements du second degré « totalement négligents dans un domaine aussi lourd de conséquences ».
Par ailleurs, l’ONS estime que la mise en sécurité des internats « doit être affichée comme une priorité » sachant que près des deux tiers d’entre eux sont situés dans des bâtiments à usage multiple, ce qui rend plus complexe la maîtrise de la sécurité. L’observatoire recommande la réalisation d’au moins un exercice annuel une heure avant le moment habituel du lever.
Sécurité, hygiène et santé : la prévention en berne
Concernant la sécurité, l’hygiène et la santé, « la carence plus importante » touche à l’absence de programme annuel de prévention pour 83% des collèges et 78% des lycées. L’ONS note que les lycées d’enseignement agricole sont deux fois plus nombreux à réaliser ce travail de prévention.
Même constat de dynamisme des lycées d’enseignement agricole pour les commissions d’hygiène et de sécurité : 81% d’entre eux la réunissent au moins une fois alors que 47% des lycées d’enseignement général et technologique, 37% des lycées professionnels et 60% des collèges ne l’ont pas réunie en 2009-2010.
Formations insuffisantes aux premiers secours
Trois ans après l’entrée en vigueur d’obligations qui avaient pourtant fait l’objet d’un large consensus, l’ONS regrette « un énorme décalage par rapport aux objectifs et une très grande disparité entre académies et établissements ». Concrètement, 20% des chefs d’établissements se déclarent formés et 20% des collèges et lycées d’enseignement général et technique ne disposent d’aucun enseignant formé (10% en lycées agricoles et 7,6% en lycées professionnels).
Les sessions de formation des personnels n’existent même pas dans les deux tiers des établissements et cette proportion a baissé depuis 2008. Concernant la formation des élèves, 40% des établissements ne programment aucune formation.
Références
Rapport annuel 2010, Observatoire national de la sécurité et de l'accessibilité des établissements d'enseignement, février 2010
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